Le nouveau site d’INSPIRE est désormais en ligne à l’adresse :
- www.inspire-institut.org
Le contenu de l’ancien site (celui-ci), sera progressivement transféré vers le nouveau. Les mises à jours se font désormais sur le nouveau site. Le capitalisme naturel sur TV7 Provence 25 novembre 2008 Publié dans Biomimétisme, Capital naturel, Economie circulaire, Economie de fonctionnalité, Ressources
“Capitalisme et respect de l’environnement ne sont pas incompatibles. Bien au contraire. C’est parfois une question de bon sens finalement, d’organisation et de volonté politique.”
Une interview d’Emmanuel Delannoy, directeur d’INSPIRE, pour le magazine “Durablement” sur TV7 Provence.
A voir en cliquant ici… Des réseaux de capteurs sans fil inspirés d’organismes vivants 25 novembre 2008 Publié dans Biomimétisme
Traduction : Marjolaine Leroy
Des chercheurs européens et indiens utilisent des principes appris après expérience sur des organismes vivants, pour la conception de réseaux de capteurs sans fil auto-organisés, destinés à un éventail d’objectifs de surveillance environnementale.
Les pluies de mousson dans l’état indien de Kerala apportent avec elles des risques de glissement de terrain. Que peut-on faire pour prévenir les populations avoisinantes qu’un glissement de terrain est imminent ?
Une solution pourrait être l’utilisation d’un réseau de capteurs sans fil qui surveilleraient les conditions géologiques. Les capteurs sans fil deviennent populaires aujourd’hui, parce que les noyaux des capteurs sont petits, simples et bon marché, et ne requièrent aucune connexion par câble entre eux et le centre de contrôle. Ils peuvent être utilisés à de multiples fins et sont très pratiques pour la surveillance environnementale.
Mais il y a tout de même des mauvais côtés. Les capteurs et les liens de communication peuvent tomber en panne. De plus, les noyaux se rechargent par batterie. Des réseaux importants peuvent être congestionnés par des capteurs qui envoient les informations au même centre de contrôle et en même temps.
Cependant, ce qui importe n’est pas tant la fiabilité du capteur que la fiabilité du réseau dans son ensemble. Est-ce que le système surveille correctement la pollution de l’air dans le centre ville ? Est ce que le système mesure correctement les conditions météorologiques au-dessus du pont de l’autoroute ?
Une analogie biologique
Ce sont ces problèmes que traite le WINSOC (un programme de réseau de capteurs sans fil auto-organisés), un projet financé par l’Union Européenne, qui recherche de nouvelles façons d’organiser les réseaux de capteurs sans fil, pour les rendre plus efficaces contre les défaillances des noyaux et aptes à être utilisés sur une large échelle.
Ce qui rend le projet WINSOC différent des précédents projets, c’est qu’il a pris exemple sur des systèmes biologiques. Quand les réseaux de capteurs sont constitués de multiples capteurs individuels, les organismes vivants sont constitués de multiples cellules individuelles.
« Les organismes vivants sont intrinsèquement efficaces contre les cellules mortes ou endommagées », explique Sergio Barbarossa de l’Université de Rome, « La Sapienza », et coordonnateur scientifique du WINSOC. « Le comportement de la plupart des organes est une caractéristique émergente, qui résulte de l’interaction de plusieurs cellules, car aucune cellule n’est particulièrement robuste ni même au courant du comportement général », ajoute-t-il.
Un exemple frappant est le rythme du cœur, contrôlé par l’interaction de plusieurs cellules de stimulateur cardiaque, chacune d’entre elles pouvant être considérées comme un oscillateur de pulsations. Même si les oscillateurs individuels ne sont pas particulièrement stables ni fiables, le cœur dans son ensemble est extrêmement stable et peut à tout moment s’adapter à un changement de conditions.
L’auto-organisation
« Le point de départ du WINSOC était de fournir des modèles mathématiques de systèmes biologiques et de les traduire en algorithmes afin de déterminer comment les noyaux du capteur pourraient interagir entre eux », explique Barbarossa.
Un prototype d’un noyau de capteur est en cours de développement, mais le défi est de rendre le réseau capable de continuer à fonctionner même quand plusieurs capteurs tombent en panne.
L’auto-organisation est la solution. Dans l’approche du WINSOC, les noyaux des capteurs communiquent avec leurs voisins pour s’accorder sur ce qu’ils ont détecté. Le réseau trouve alors le meilleur itinéraire à travers les noyaux disponibles pour relaye cette information au centre de contrôle.
Ce principe biologique est en cours de test dans le système de détection des glissements de terrain. Le prototype d’un réseau de capteurs géologiques a été installé dans la forêt appelée Idduki de Kerala en Inde, une région propice aux glissements de terrain durant la période des moussons.
« Nos partenaires indiens ont mis sous terre des capteurs, avec la possibilité de surveiller le taux d’humidité et la porosité du terrain, ainsi que les forces d’accélération du glissement », dit Barbarossa. « Les capteurs sont alors reliés à un satellite qui rassemble les données et les envoie au centre de contrôle. » Le réseau comprend douze capteurs géologiques reliés à quinze noyaux de capteurs sans fil, répandus sur trois hectares.
Les feux de forêt
Une seconde démonstration a été menée par l’équipe. Elle a exécuté un simulateur assisté par ordinateur, qui imite un feu de forêt se répandant. Le simulateur imite aussi un réseau de capteurs destiné à surveiller et alerter l’existence de feux de forêt. Les capteurs avaient été placés dans une forêt en République Tchèque pour détecter et localiser les sources de chaleur et de fumée.
Le consortium est aussi en train de développer un « réseau web de capteurs », pour permettre à des applications et des services de donner accès aux capteurs de tout type sur l’Internet. C’est un système de détection, en diffusion, dans lequel l’information est partagée et utilisée par toutes les plates-formes en réseaux.
Sur le long terme, le groupe espère deux bénéfices grâce à ce projet. « Le premier est lié à la surveillance de la Terre par un système apte à prendre des décisions de façon autonome », explique Barbarossa. « C’est très important dans des régions éloignées où il est difficile de recharger des batteries et de remplacer des noyaux défectueux. »
Le second objectif principal est de faire des progrès dans la conception des systèmes auto-organisés. « Nous pensons que l’apport réciproque d’idées entre la biologie et l’ingénierie peut avoir des avantages non négligeables pour ces deux sciences. »
Le projet WINSOC est financé par le 6ème Programme européen pour la recherche, et devrait prendre fin en février 2009.
Source : « Wireless sensors learn from life » – ICT RESULTS Peut-on réconcilier industrie et écologie ? 17 octobre 2008 Publié dans Agenda
Le 12 novembre, de 18h30 à 20h30, au Museum d’Histoire Naturelle de Marseille (Palais Longchamps) INSPIRE organise une table ronde sur le thème de la réconciliation de l’industrie et de l’écologie.
Invités :
- Cyril Adoue , ingénieur en génie des systèmes industriels, Docteur de l’Université de Technologie de Troyes. Il a fondé en 2005 l’entreprise «Systèmes Durables». Il est aussi membre de l’International Society for Industrial Ecology, ainsi que du groupe de travail en écologie industrielle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable français.
- Patrice Valantin, entrepreneur, créateur de l’entreprise DERVENN, première société française de génie écologique et artisant de la biodiversité.
- Joël Houdet, coordinateur du groupe de travail “Entreprises et biodiversité” initié par Orée et l’Institut Français de la Biodiversité, et auteur du guide “Intégrer la biodiversité dans les stratégies d’entreprise”.
La table ronde sera placée sous le regard d’un grand témoin, Patricia Ricard, présidente de l’Institut Océanographique Paul Ricard, qui réagira aux propos des intervenants et animera le débat avec la salle. La réunion sera lancée par Emmanuel Delannoy, fondateur d’INSPIRE, et Anne Médard-Blondel, directrice du Muséum d’Histoire Naturelle.
Le nombre de places étant limité, merci de vous inscrire par courriel à : inspire@inspire-institut.org L’histoire des choses… 14 octobre 2008 Publié dans Economie circulaire, Efficacité, Ressources
Ce petit bijou d’humour et de pédagogie sur l’histoire de toutes ces choses plus ou moins utiles ou futiles qui nous entourent, en guise d’introduction à l’économie circulaire, avait été signalé il y a près de deux ans sur Noolithic. Mais il fallait alors maîtriser la langue de Shakespeare pour en profiter. Une version courte (20 minutes) mais sous titrée en français du film d’Annie Léonard est aujourd’hui disponible. Nous vous la livrons ici :
L’autre krach 13 octobre 2008 Publié dans Capital naturel, Edito
Attention : une crise systémique peut en cacher… une autre !
De rebondissement en rebondissement, la crise des subprimes ressemble de plus en plus à cette crise « systémique » que certains experts semblaient craindre par dessus tout.
Une chose est certaine : les dégâts économiques seront considérables. Au plan mondial, ce sont au bas mot des centaines de milliards de dollars de pertes qu’il faudra d’une manière ou d’une autre assumer.
Des conséquences sociales terribles sont à craindre. Déjà, il y a quelques mois, les émeutes de la faim étaient la conséquence, entre autres causes, d’un report de la spéculation depuis des produits dérivées devenus trop aléatoires vers les matières premières et les denrées alimentaires.
Plus discret dans cette actualité chargée, un autre effondrement pourrait lui aussi dégénérer en « crise systémique ». Le déclin continu des populations d’abeilles, associé a celui des pollinisateurs sauvages (bourdons et papillons, pour l’essentiel) ne pourra être supporté longtemps à ce rythme : 35% de la production mondiale d’aliments d’origine végétale (fruits, légumes, oléagineux) dépend du travail des insectes. Une estimation récente du CNRS et de l’INRA évalue le poids économique mondial de la pollinisation à 153 milliards d’Euros.
Les conséquences économiques de cette crise sont déjà tangibles : Aux Etats-Unis, une baisse de production de fruits et légumes a été constatée cette année, liée à la pénuries des ruches louées pour assurer la pollinisation des champs et vergers. Cette baisse de production s’est bien évidemment répercutée sur les prix des fruits et légumes pour les consommateurs.
Crise financière vs déclin des pollinisateurs : les conséquences économiques sont là. Les ordres de grandeur convergent vers des sommets.
Pour les impacts sociaux, les effets des deux crises sont cumulatifs : Les émeutes de la faim prendront une nouvelle dimension si, en plus des effets de la crise financière, la production agricole mondiale venait à chuter faute de pollinisation.
Reste la question de la résilience : Le système financier mondial s’est plusieurs fois remis de crises majeures, même s’il a parfois fallu une décennie. Les populations d’abeilles et de bourdons pourront-elles se reconstituer, si aucun plan ambitieux visant à restaurer leurs habitats et limiter les pollutions chimiques n’est mis en œuvre ? Pour les espèces disparues, la question ne se pose plus. Elle le sont à jamais.
60% des services rendus gracieusement à l’humanité par les écosystèmes sont dégradés, selon l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA). La pollinisation n’est qu’un de ces services parmi une longue liste comprenant, entre autres, la stabilité et la fertilité des sols, la régulation du climat et des intempéries, le cycle de l’eau et du carbone, ou encore la stabilisation de la composition chimique des océans. Laisser sans réagir se poursuivre le déclin de ces « services écologiques » ne serait pas seulement irresponsable, ce serait la pire des attitudes possibles, et les conséquences économiques et sociales seraient telles qu’en comparaison le chaos des places boursières de ces dernières semaines pourrait bien prendre des allures de léger divertissement.
Les Etats et les institutions financières internationales savent se mobiliser en situation d’urgence. Quand les enjeux ont été correctement évalués, les doctrines ne sont plus des obstacles aux décisions pragmatiques qui s’imposent.
Le sauvetage du système financier international nécessitera des moyens considérables. La FED a mené avec les banques centrales européennes une action concertée de 180 milliards de dollars pour tenter d’enrayer la crise. Même si le Congrès à refusé (provisoirement ?) le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars proposé par le gouvernement américain, il ne fait aucun doute que nous parviendrons, d’une manière ou d’une autre, à mobiliser les ressources nécessaires. Saurons-nous le faire aussi pour enrayer le déclin des écosystèmes et restaurer ce qui peut l’être, tant qu’il est encore temps ?
La crise économique a jeté et jettera encore des milliers de personnes dans les rues. L’effondrement des populations d’abeilles pourrait bien conduire au même résultat. Nous n’en avons hélas pas fini avec les émeutes de la faim : de la crise financière à la crise écologique, ce sont d’abord les plus démunis qui en subissent les conséquences.
Emmanuel Delannoy
Note :
Cette chronique a été reprise par Hubert Reeves dans sa chronique pour le “Journal de Montréal“, ce dimanche 12 octobre. Coïncidence et remarquable convergence, Jean Lemire, chroniqueur sur le site québécois “cyberpresse.ca“, titrait le même jour sa chronique “Les crises de la semaine“, que je vous invite vivement à lire. Le “biomimétisme”: copier la nature plutôt que la piller 12 octobre 2008 Publié dans Biomimétisme
Par Emmanuel ANGLEYS AFP – Jeudi 9 octobre, 16h34
http://fr.news.yahoo.com/afp/20081009/tsc-le-biomimetisme-copier-la-nature-plu-c2ff8aa.html
BARCELONE (AFP) – Un pacemaker bon marché inspiré du rythme cardiaque de la baleine à bosse, des vaccins pouvant se conserver sans réfrigération sur le modèle d’une plante d’Afrique reviviscente : copier la nature peut être plus efficace que la piller, soulignent des experts au forum de l’UICN à Barcelone. (Publicité)
Le “biomimétisme” – une démarche qui vise à profiter des leçons de la nature pour mettre au point de nouvelles technologies – “pourrait mener le monde vers une économie verte, plus efficace“, estime Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), présent au congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature.
En quelque quatre milliards d’années, d’innombrables solutions technologiques ont été trouvées par la nature, compatibles avec la protection de l’environnement.
Alors pourquoi ne pas en profiter ? “Il faut tirer parti de l’ingéniosité de la nature“, commente Achim Steiner, évoquant les “limites de notre système économique actuel“.
Lire la suite de cet article ici… L’activité pollinisatrice des insectes dans le monde estimée à 153 milliards d’euros par an 11 octobre 2008 Publié dans Capital naturel, Ressources
Une étude de chercheurs français, de l’INRA et du CNRS, et allemand, permet de chiffrer la valeur de l’activité pollinisatrice des insectes, abeilles principalement, à 153 milliards d’euros en 2005 pour les principales cultures dont l’homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale. Les résultats de cette étude sur l’évaluation économique de la vulnérabilité de l’agriculture mondiale confrontée au déclin des pollinisateurs sont publiés dans la revue “ECOLOGICAL ECONOMICS”.
La production de plus des trois quarts des cultures, soit la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao), bénéficie de l’activité pollinisatrice des animaux, alors qu’un quart n’en dépend pas du tout. En terme pondéral, 35% de la production mondiale de nourriture résulte de la production de cultures dépendant des pollinisateurs, 60% provient de cultures qui n’en dépendent pas (principalement les céréales) et 5% provient de cultures pour lesquelles l’impact des pollinisateurs est encore inconnu.
Dans ce contexte, le déclin des insectes pollinisateurs est une préoccupation majeure. L’ampleur des conséquences de ce déclin est une question toujours ouverte, en particulier la valeur économique du service de pollinisation. En s’appuyant sur la revue bibliographique de la dépendance aux pollinisateurs des principales cultures qui nourrissent l’humanité publiée en 2007* et les données FAO (2007), l’étude parue dans ECOLOGICAL ECONOMICS calcule la valeur de la contribution des pollinisateurs à la production alimentaire à l’échelle mondiale : la valeur totale de ce service de pollinisation estimée sur la base des prix en vigueur en 2005 s’établit à 153 milliards d’euros, soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.
Trois catégories de cultures sont principalement concernées : les fruits, les légumes, avec une valeur estimée à 50 milliards d’euros chacun, suivis par les oléagineux avec 39 milliards. L’impact sur les stimulants (café, cacao…), les fruits à coque et les épices serait de moindre ampleur.
La recherche a également permis de mettre en évidence que la valeur moyenne des cultures dépendantes des pollinisateurs était très supérieure (760 € par tonne) à celle des cultures non dépendantes comme les céréales ou la canne à sucre (150 € la tonne). Le ratio de vulnérabilité, défini comme le rapport entre la production dépendante et la production totale exprimées en valeur, varie largement selon les catégories de culture avec un maximum de 39% pour les stimulants (café et cacao), 31% pour les fruits à coque et 23% pour les fruits.
L’étude a aussi mis en évidence une corrélation positive entre la valeur par unité de récolte d’une catégorie de culture et son ratio de vulnérabilité aux insectes pollinisateurs : les catégories de culture les plus dépendantes de la pollinisation par les insectes, sont aussi celles qui ont la valeur économique la plus importante.
Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories – les fruits, les légumes et les stimulants – en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l’Union européenne seraient plus particulièrement touchées.
Cette étude ne constitue cependant pas une prévision puisque les estimations proposées n’intègrent pas les réponses stratégiques que producteurs et filières agroalimentaires adopteraient pour faire face à une telle disparition. Par ailleurs, les calculs simulent une disparition totale et non un déclin graduel. Si quelques travaux montrent une proportionnalité entre déclin et production, la relation reste encore à confirmer.
L’impact du déclin des insectes pollinisateurs a ensuite été évalué du point de vue du consommateur. Il entraînerait une diminution de la production agricole, et par suite, une augmentation des prix agricoles. Le consommateur serait donc pénalisé parce qu’il consommerait moins et à des prix plus élevés. Pour évaluer cette perte, les chercheurs ont émis différentes hypothèses en termes de réaction des prix à une offre agricole diminuée. Selon ces hypothèses, la perte pour le consommateur serait comprise entre 190 milliards d’euros (faible réaction des prix) et 310 milliards d’euros (forte réaction des prix).
Loin de conduire à la disparition catastrophique de l’agriculture mondiale, la disparition des pollinisateurs, en particulier celle des abeilles domestiques et sauvages qui constituent les principaux insectes pollinisateurs des cultures, entrainerait cependant des pertes économiques substantielles. Ces chiffres ne concernent que les cultures directement impliquées dans l’alimentation humaine. Il conviendrait de les affiner, notamment en tenant compte de l’impact sur la production des semences, très important pour de nombreuses cultures fourragères et légumières ; cet aspect augmenterait la valeur estimée de l’activité pollinisatrice. Il conviendrait aussi de tenir compte de l’adaptation des producteurs et des consommateurs, par exemple sous la forme de substitutions entre produits : ce deuxième effet diminuerait la valeur estimée de la pollinisation. Reste enfin l’impact sur la flore sauvage, qui n’a pas été pris en compte, et tous les services écosystémiques qu’elle fournit à l’agriculture et à l’ensemble de la société.
* http://www.inra.fr/presse/pollinisateurs_et_alimentation
Référence : Gallai N, Salles J-M, Settele J, Vaissière BE, “Economic valuation of the vulnerability of world agriculture confronted with pollinator decline”. ECOLOGICAL ECONOMICS. Août 2008 doi:10.1016/j.ecolecon.2008.06.014
Rédacteur : Service Presse INRA, tél : 01 42 75 91 69 Contacts :
Bernard VAISSIERE tél. : 04 32 72 26 37 bernard.vaissiere@avignon.inra.fr Unité mixte de recherche « Abeilles et environnement » INRA-Université Avignon et Pays de Vaucluse, département « Santé des plantes et environnement » centre INRA d’Avignon.
ou Jean-Michel SALLES tél. : 04 99 61 26 68 sallesjm@supagro.inra.fr Unité mixte de recherche « Économie théorique et appliquée » INRA-CNRS-Montpellier SupAgro-Université Montpellier I, département « Sciences sociales, agriculture et alimentation, espace et environnement, centre INRA de Montpellier. Prix de l’innovation MIEC 2008 7 octobre 2008 Publié dans Agenda, Biomimétisme, Capital naturel, Economie circulaire, Economie de fonctionnalité
INSPIRE est fier d’avoir participé avec le CARMA (Centre d’Animation Régional en Matériaux Avancés) à l’élaboration du Prix de l’innovation MIEC 2008. Emmanuel Delannoy, directeur d’INSPIRE, sera d’ailleurs membre du Jury.
Ce concours est ouvert à toute entreprise, association ou porteur de projet participant ou visitant le salon MIEC (Matériaux Innovants et Eco-Conception), qui se tiendra à la Seyne sur Mer les 29 et 30 octobre.
Ce prix récompensera tout produit ou service (réalisé ou à l’état de projet), mettant en oeuvre de façon remarquable l’éco-conception, l’économie circulaire ou l’économie de fonctionnalité.
Pour en savoir plus, cliquez ici pour télécharger le règlement du concours Mettre en oeuvre l’écologie industrielle 6 octobre 2008 Publié dans Biomimétisme, Economie circulaire, Ressources
L’objectif de l’écologie industrielle est d’apporter des éléments de réponse à la très complexe équation du développement durable, et d’accompagner la transition de notre société industrielle contemporaine vers des modes de fonctionnement plus durables. Une des approches mises en œuvre consiste, comme dans un écosystème, à boucler les flux de matières et d’énergie qui structurent le fonctionnement d’un territoire humanisé. Les déchets, effluents ou excédents énergétiques se substituent aux ressources non renouvelables consommées jusqu’alors. Fruits de longues années de recherche et de pratique, cet ouvrage expose l’ensemble des éléments méthodologiques et techniques nécessaires pour la mise en œuvre de ce type de démarche sur un territoire.
Cyril Adoue est membre du conseil scientifique d’INSPIRE. Voir sa bio ici
Voir aussi : La page du livre sur le site de l’éditeur
